Agir ensemble pour redresser notre territoire !

zac

Vote du budget à la communauté de communes de Pont à Mousson jeudi dernier.

Au programme, la hausse des impôts sur les ménages (TH et TEOM).

Notre budget de fonctionnement est désormais structurellement déficitaire et notre autofinancement négatif. L’enveloppe budgétaire est maîtrisée mais les contributions à notre budget sont en chute libre… donc il faut faire rentrer de l’argent.

Bien sûr, la baisse des dotations d’Etat est réelle et même amplifiée par la hausse de nos reversements au titre du FPIC, un fond de péréquation qui organise la solidarité entre territoires. Mais, cette situation existe depuis maintenant des années, elle était anticipable et il est normal que nous contribuions à l’effort de redressement de nos finances publiques.

En revanche ce qui est nouveau dans notre situation, c’est l’écroulement des recettes issues des entreprises de notre secteur (La Contribution sur la Valeur Ajoutée des Entreprises). Difficultés chez Mersen, réduction d’activité à Saint Gobain, la centrale combiné-gaz de Blénod qui génère moins d’emplois ou encore la crise silencieuse de nos commerçants et artisans, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l’emploi sur notre bassin !

Notre problème numéro un est donc un problème de recettes.

C’était là le sens de mon intervention à ce conseil. Avant de recourir à la facilité en proposant des hausses d’impôts, nous devons travailler à des solutions nouvelles et durables.

Je ne partage pas les propos du président de la comcom qui explique « qu’il est illusoire de se projeter ». Avec un raisonnement pareil, notre seul horizon est de mourir … guéri.

C’est l’exact inverse qu’il faut faire. Enrichir le territoire en favorisant le développement de nouvelles activités et, pour cela, formaliser une stratégie locale pour permettre une animation économique de proximité est indispensable. Notre intercommunalité doit passer d’un simple appui au développement économique à une notion de service et d’accompagnement des entreprises.

La crise des finances publiques, l’intensification de la concurrence entre territoires et la modification du lien fiscal entre entreprise et territoire sont l’occasion de développer de nouveaux services et de travailler à la diversification de notre tissu économique.

C’est ce que j’ai aidé à faire lorsque j’étais en responsabilité à la région avec la naissance de la zone économique de Bouxières-Lesmenils.

Les pistes de travail sont nombreuses …

Renforcer l’accueil physique, l’accompagnement et la création d’activité, développer la formation, le tourisme, mettre en place des dynamiques autour de l’agriculture et des circuits courts, renforcer l’économie de proximité, agir davantage pour le commerce et l’artisanat, accompagner l’économie sociale et solidaire, promouvoir le territoire… Le travail ne manque pas, il est urgent de l’engager.